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La population soutient les organismes communautaires. Au tour du gouvernement.

Délégation de l’action communautaire autonome à l’Assemblée nationale

Québec, le mercredi 25 octobre 2017 –  Une vingtaine de délégué-e-s du Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) sont à l’Assemblée nationale aujourd’hui pour rencontrer une quarantaine de député-e-s de tous les partis politiques dont le caucus du gouvernement libéral. L’objectif de ces rencontres  est de faire valoir l’appui de la population envers les organismes de l’action communautaire autonome ainsi que la nécessité de mieux les financer.

En effet, le RQ-ACA a dévoilé dimanche les résultats d’un sondage sur la perception de la population quant au rôle et à l’impact des organismes communautaires dans la société. Réalisé dans le cadre de la Semaine nationale de l’action communautaire autonome, qui se tient du 22 au 28 octobre, ce sondage révèle notamment que 84% des Québécois-e-s sont favorables à ce que les organismes soient financés adéquatement. « Dans le contexte actuel, alors que les organismes sont sous-financés et débordent pourtant de demandes, nous sommes particulièrement heureux de savoir que nous pouvons compter sur l’appui de la population » souligne Caroline Toupin, coordonnatrice du RQ-ACA.

C’est donc fort-e-s de cet appui populaire que les délégué-e-s du RQ-ACA mettront en valeur aujourd’hui le travail exceptionnel des 58 000 travailleurs et travailleuses et des 424 000 bénévoles oeuvrant dans les 4000 organismes d’action communautaire autonome. Ils et elles feront également valoir leurs demandes pour un rehaussement du financement. « Les conditions actuelles sont extrêmement difficiles dans les organismes et cela, au détriment de la population qui a grand besoin de leurs services » explique Caroline Toupin. « Mais on ne veut pas d’un financement à la pièce. Ce dont on a besoin, c’est d’un réinvestissement massif de 475 millions de dollars et celui-ci doit s’inscrire dans le cadre d’un engagement cohérent et concerté, encadré par un plan d’action gouvernemental, afin qu’aucun secteur ne soit négligé ».

Le RQ-ACA, de même que les représentant-e-s des treize organismes qui l’accompagnent espèrent que l’appui de la population fera pencher la balance en leur faveur. « Cela fait plus de 15 ans que le financement à la mission n’a pas été rehaussé de façon significative et les subventions n’ont pas non plus été indexées. C’est la population qui est punie par la précarité qui en résulte », souligne Mme Toupin. « Aujourd’hui, au cœur de nos revendications, c’est la parole de la population que nous portons. Il est temps que le gouvernement s’engage envers les organismes d’action communautaire autonome et par le fait même, envers ses citoyen-ne-s ».

Pour information

Éliane Legault-Roy

Relations médias

Cell. : 514-692-4762

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* La Semaine nationale de l’action communautaire autonome vise à faire rayonner les contributions positives de l’action communautaire autonome à la société québécoise, notamment en termes de participation citoyenne et au rôle qu’elle joue comme moteur de progrès social depuis 50 ans.

Le sondage omnibus a été effectué par la firme L’Observateur entre le 28 septembre et le 4 octobre 2017 auprès d’un échantillon représentatif de 1132 répondant-e-s.  La marge d’erreur est de 5%, 19 fois sur 20.

Crise financière des organismes communautaires: le gouvernement doit prendre des engagements

Le financement à la pièce n’est pas acceptable et le mouvement de l’action communautaire autonome en a assez d’attendre et de se faire offrir les fonds de tiroir des ministères.

Dans la foulée des activités entourant la Semaine nationale de l’action communautaire autonome, qui se tient du 22 au 28 octobre, le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) a publié les résultats d’un sondage sur la perception de la population à l’égard des organismes communautaires. Les résultats sont concluants et le communautaire passe haut la main le test de l’opinion publique. Est-ce étonnant? Pas vraiment. Après tout, les organismes ne sont-ils pas le reflet des gens de la communauté?

Un mouvement bien ancré dans les communautés

La bonne nouvelle c’est que le mouvement de l’action communautaire autonome n’est pas désincarné de ses origines et de son approche citoyenne. Une grande partie de la population, soit sept personnes sur dix, a déjà eu des contacts directs avec des organismes soit comme travailleur ou travailleuse, soit comme bénévole, soit en bénéficiant de leurs services. Ces résultats nous démontrent qu’à travers leurs 50 ans d’histoire, les organismes d’action communautaire autonome ont su garder le cap sur leurs pratiques citoyennes et qu’ils sont toujours connectés aux communautés.

L’autre bonne nouvelle, c’est que la population sait exactement en quoi consiste notre travail de transformation sociale. Elle sait que nous donnons une voix aux personnes généralement exclues des débats publics, que nous les aidons à améliorer leurs conditions de vie et que nous les amenons à se mettre ensemble pour défendre leurs droits. Elle reconnait même que notre action à un impact sur l’amélioration des lois et des politiques publiques. C’est une tape dans le dos qui tombe à point, particulièrement dans un contexte où l’État s’intéresse beaucoup plus à notre offre de services qu’à notre action sociale ou politique.

Le mouvement de l’action communautaire autonome emploie beaucoup de monde, 58 000 au total, en plus des 424 000 bénévoles.

De plus, la population reconnait volontiers que nos organismes ont un impact économique important au Québec. Après tout, le mouvement de l’action communautaire autonome emploie beaucoup de monde, 58 000 au total, en plus des 424 000 bénévoles.

Conséquemment, 84% des Québécois et des Québécoises souhaitent que les organismes soient financés adéquatement pour le travail qu’ils font et les services qu’ils rendent à la société. Un soutien inespéré en cette période de crise financière qui perdure depuis des années.

Manque d’argent ou manque de volonté?

Pourtant, le gouvernement se targue d’investir 1 milliard de dollars dans les organismes communautaires. N’est-ce pas un financement adéquat? Bien sûr que non! Cela fait plus de 15 ans que le financement stagne. Que l’indexation, quand il y en a, n’est pas à la hauteur de l’augmentation des coûts de fonctionnement. Le taux horaire moyen des travailleurs et des travailleuses du communautaire est de 18,71$ alors que la moyenne au Québec est de 24,23$. Les organismes sont obligés de réduire les heures d’ouverture, de réduire leurs services à la population, de faire des mises à pied et, pour plusieurs, de fermer leur porte pendant plusieurs mois voire, dans certains cas, définitivement. Tout ça dans un contexte où la population fait de plus en plus appel à eux pour obtenir des services. Résultat: les listes d’attente augmentent et le personnel épuisé s’en va travailler ailleurs. Qui en souffre le plus? La population qui a désespérément besoin d’aide.

Si la population du Québec reconnait notre contribution positive à la société québécoise, pourquoi le gouvernement ne s’engage-t-il pas à financer adéquatement les organismes d’action communautaire autonome?

Si la population du Québec reconnait notre contribution positive à la société québécoise, pourquoi le gouvernement ne s’engage-t-il pas à financer adéquatement les organismes d’action communautaire autonome?

Serait-ce parce qu’il n’est pas au courant de la situation? Bien sûr que non. Le mouvement communautaire rencontre régulièrement les ministres et les élus à ce sujet et mène depuis des années des campagnes de lettres, fait signer des pétitions, organise des manifestations et même des journées de grève.

Serait-ce parce que l’État manque d’argent? La population et les organismes ne sont pas dupes. Des surplus, il y en a pour 4,5 milliards de dollars si on compte l’argent versé au Fonds des générations qui sert à payer une dette que le gouvernement a créée de toute pièce en se privant de l’impôt des grandes entreprises et des plus riches.

Une autonomie chère payée

Le sous-financement des organismes s’expliquerait-il par le fait que les organismes luttent contre une vision utilitariste de leur travail? Parce qu’ils refusent d’être réduits à la simple fonction de prestataires de services? Il y a fort à parier que si les organismes d’action communautaire autonome acceptaient de laisser tomber leur travail de transformation sociale pour se consacrer entièrement à la prestation de service, le gouvernement s’empresserait de sortir le chéquier.

Serait-ce parce que les organismes se battent pour préserver leur autonomie? Notre action repose essentiellement sur la reprise du pouvoir individuel et collectif des gens vivant diverses formes de difficultés. Elle s’appuie sur la capacité des citoyens et des citoyennes à identifier les problèmes présents sur leur territoire et à trouver des solutions originales et adaptées pour y faire face. L’autonomie des communautés fait-elle toujours partie des valeurs du gouvernement? Pourquoi celui-ci ne fait-il pas plus confiance aux gens de la communauté et ne leur donne-t-il pas les moyens adéquats, via les organismes d’action communautaire autonome, d’agir sur les problèmes sociaux qui les touchent, de près ou de loin?

Le financement à la pièce n’est pas acceptable et le mouvement de l’action communautaire autonome en a assez d’attendre et de se faire offrir les fonds de tiroir des ministères.

À la lumière de ce récent sondage, il est maintenant évident qu’un engagement pour le communautaire serait perçu très positivement par la population. Qu’attend le gouvernement pour prendre des engagements significatifs, cohérents et concertés dans l’ensemble des ministères? Le financement à la pièce n’est pas acceptable et le mouvement de l’action communautaire autonome en a assez d’attendre et de se faire offrir les fonds de tiroir des ministères. L’action communautaire autonome, c’est un mouvement citoyen composé d’organismes qui se connaissent, qui se respectent et qui travaillent côte à côte pour résoudre des problèmes sociaux de plus en plus complexes et interreliés. Un mouvement qui est plus mobilisé et plus solidaire que jamais. Et surtout, un mouvement bien déterminé à obtenir des engagements financiers à la hauteur des services qu’il rend à la population et à la société.

Caroline Toupin

Coordonnatrice du Réseau québécois de l’action communautaire autonome

Pour consulter le texte original publié dans le Huffington Post, cliquez ici

84% des Québécois-e-s en faveur d’un financement de base adéquat pour le communautaire

Sondage sur l’action communautaire autonome

84% des Québécois-e-s en faveur d’un financement de base adéquat pour le communautaire

Montréal, le dimanche 22 octobre 2017 –  Le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) dévoile aujourd’hui les résultats d’un sondage sur la perception de la population quant au rôle et à l’impact des organismes communautaires dans la société. Réalisé dans le cadre de la Semaine nationale de l’action communautaire autonome, qui se tient du 22 au 28 octobre, ce sondage révèle notamment que 84% des Québécois-e-s sont favorables à ce que les organismes soient financés adéquatement.

« Nous sommes très contents des résultats, affirme Claudelle Cyr, présidente du RQ-ACA.  Dans le contexte difficile actuel, ça fait du bien de constater à quel point la population nous connait et surtout, à quel point elle nous soutient, poursuit-elle ».

En effet, ce sondage révèle que 98% des Québécois-e-s connaissent les organismes communautaires oeuvrant dans les principaux secteurs d’intervention et que 70% ont déjà eu un contact direct avec eux, soit comme travailleur ou travailleuse (31%), comme bénévole (64%) ou comme personne ayant bénéficié de leurs services ou activités (24%). Ce sondage révèle également que la population reconnait que les organismes remplissent plusieurs rôles dans la société : un lieu d’appartenance pour briser l’isolement (83%), une aide pour l’amélioration des conditions de vie et de pauvreté (82%), une aide pour défendre les droits (75%) et un lieu de participation citoyenne (71%).  Enfin, la population reconnait que nous avons un impact économique important, notamment en matière d’emploi et de bénévolat (66%) ainsi qu’un impact sur l’amélioration des lois et des politiques publiques (72%).

En phase avec le thème de la Semaine « L’action communautaire autonome c’est toi, c’est moi, c’est nous !», ce sondage démontre à quel point l’action communautaire autonome est au cœur des communautés et des pratiques citoyennes. Cette approche d’intervention citoyenne représente l’un des maillons de notre filet social et constitue une source de fierté pour notre mouvement. « Ça fait plus de 50 ans que nous contribuons, collectivement, à l’amélioration des lois et des politiques publiques au Québec et que nous soutenons les personnes en situation de pauvreté et d’exclusion », relance Caroline Toupin, coordonnatrice du RQ-ACA. La situation financière des organismes est critique et il est urgent que le gouvernement s’engage en soutenant adéquatement notre travail ».

Le 25 octobre, une délégation du RQ-ACA se rendra à l’Assemblée nationale pour rencontrer le caucus du gouvernement ainsi que les député-e-s des différents partis de l’opposition afin de réclamer des engagements financiers, mais aussi des engagements pour un nouveau plan d’action gouvernemental en matière d’action communautaire. « Ça fait plus de 10 ans que le gouvernement n’a pas renouvelé ses engagements envers le communautaire, ajoute madame Cyr.  Le dernier plan d’action gouvernemental en matière d’action communautaire remonte à 2004. « Ça prend de l’argent, mais ça prend aussi une vision gouvernementale cohérente et des actions concertées pour l’ensemble des ministères et non des investissements à la pièce », conclut-elle.

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Pour information

Éliane Legault-Roy

Relations médias

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*Des photos professionnelles vous seront envoyées sur demande

La Semaine nationale de l’action communautaire autonome vise à faire rayonner les contributions positives de l’action communautaire autonome à la société québécoise, notamment en termes de participation citoyenne, et au rôle qu’elle joue comme moteur de progrès social depuis 50 ans.

Le sondage omnibus a été effectué par la firme L’Observateur entre le 28 septembre et le 4 octobre auprès d’un échantillon représentatif de 1132 répondant-e-s.  La marge d’erreur est de 5%, 19 fois sur 20.

Pour consulter le rapport final du sondage cliquez ici (.pdf) ou ici (.doc).

Elle s’appelle désormais la SNACA! La Semaine nationale de l’action communautaire autonome change de nom

Réunis en assemblée générale annuelle 2017 du RQ-ACA, le 18 mai dernier, les membres ont décidé de retirer le mot visibilité du titre de cette semaine annuelle, la notion de visibilité étant sous-entendue dans les objectifs de la Semaine.

En effet, la visibilité des pratiques et des organismes d’action communautaire autonome (ACA), c’est la raison d’être même de la Semaine! Il est donc redondant d’inclure ce mot dans le titre (qui est déjà assez long, d’ailleurs).

Elle s’appelle désormais la Semaine nationale de l’action communautaire autonome, la « SNACA »!

Le comité de la SNACA travaille fort pour préparer et organiser les activités nationales de la SNACA 2017, qui aura lieu du 23 au 28 octobre prochains. Restez à l’affût! Le comité partagera les informations au cours des prochains mois!

Régalez-vous avec les Bons coups de l’ACA!

Pour terminer la Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome en beauté, on vous invite à visiter la rubrique Bons coups de l’ACA et ainsi, prendre connaissance de quelques-unes des pratiques d’organismes d’action communautaire autonome.

Par exemple, des jeunes de La Maison Tangente, qui ont composé et qui récitent ensemble, leur texte Austérité, notamment cette semaine, au lancement de la Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome.

→ Voir la région de Montréal pour en savoir plus. Un autre exemple, c’est l’organisme RAME (Réseau d’appui aux familles monoparentales et recomposées de l’Estrie), qui ont développé un projet d’art communautaire militant.

→ Voir la région de l’Estrie pour en savoir plus. Un troisième exemple : le Centre Rayons de femmes qui a développé un atelier sur les droits humains des femmes : un espace de réflexion, d’analyse et d’appropriation des droits humains et fondamentaux par les femmes.

→ Voir la région des Laurentides pour en savoir plus.


Pour les détails au sujet de ces exemples et bien d’autres, faites un tour à la rubrique des Bons coups de l’ACAhttp://snvaca.rq-aca.org/les-bons-coups-de-laca/

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Engagez-vous pour le communautaire!

Au cours de cette Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome, nous avons entendu et lu des témoignages de personnes qui participent, militent, et travaillent au sein d’organismes d’action communautaire autonome (ACA). Elles ont parlé des apports de ces organismes dans leurs vies, dans leurs communautés, partout au Québec. Nous avons vu des photos des organismes, qui partagent leur fierté de faire partie de ce grand mouvement.

Il faut savoir toutefois, que la situation n’est pas toujours facile; en particulier, la réalité économique des organismes d’ACA est dans plusieurs cas, très grave. Nous avons pris connaissance du rapport de la Commission populaire pour l’ACA, Les organismes d’action communautaire autonome : entre engagement et épuisement, lancé jeudi matin, qui en plus du sous-financement, parle entre autres de l’épuisement des personnes au sein des organismes communautaires d’ACA, du manque de reconnaissance et d’atteintes à l’autonomie des organismes.

À la lumière des constats et des inquiétudes, de nombreux regroupements d’organismes d’ACA se sont mis ensemble à l’hiver 2016 pour planifier et réaliser ensemble une campagne unitaire du mouvement de l’ACA. Cela s’appelle Engagez-vous pour le communautaire, et de nombreuses actions de mobilisation sont prévues au cours des prochaines semaines et des prochains mois.

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Voici la mission que s’est donnée la campagne : « Dans l’objectif d’améliorer les conditions de vie de la population et d’assurer le respect des droits, que le gouvernement soutienne adéquatement l’action communautaire autonome (ACA) par l’augmentation de son financement et le respect de son autonomie, tout en réinvestissant dans les services publics et les programmes sociaux. »

Le 6 novembre prochain, les organisateurs tiendront une conférence de presse en vue des mobilisations des 7-8-9 novembre, alors nous vous invitons à rester à l’affût pour savoir ce qui sera dévoilé à ce moment-là! En attendant, nous invitons tous les organismes d’ACA à prendre connaissance de la campagne et à vous engager pour le communautaire, vous aussi!

 

 

 

 

  • mot-clic pour les médias sociaux : #EngagezvousACA

 

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Entre engagement et épuisement – le Réseau québécois de l’action communautaire autonome sonne l’alarme

Ce communiqué fait suite au lancement ce matin 

du rapport de la Commission populaire pour l’ACA

Montréal, le 27 octobre 2016 – Le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) lance un rapport dénonçant la nette dégradation des conditions de vie des personnes qui, intensifié par un sous-financement chronique, entraîne l’épuisement du milieu communautaire. Intitulé Les organismes d’action communautaire autonome : entre engagement et épuisement, ce rapport est issu de la Commission populaire pour l’action communautaire autonome (ACA), qui a tenu 13 audiences dans 12 régions du Québec, et a entendu plus de 1 100 personnes.

Les témoignages recueillis lors de la Commission populaire ont souligné que les effets de l’austérité ont laissé les plus vulnérables sur le carreau. « Les familles et les personnes de milieux les plus modestes s’appauvrissent. Elles ont de plus en plus de difficulté à répondre à leurs besoins de base et voient leur accès à des programmes sociaux et des services publics de qualité grandement diminué », affirme Laurence Lagouarde de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ). La protectrice du citoyen, l’a d’ailleurs récemment dénoncé : « au fil des ans, les compressions budgétaires touchent de plus en plus les services directs à la population, et on a des conséquences comme des longs délais, des avantages ou des indemnités réduits, des services auxquels on n’a pas accès avec l’intensité requise ou en temps opportun ou tout simplement pas d’accès »[1].

En raison de cet effritement du filet social, les travailleuses et travailleurs des organismes communautaires mènent quotidiennement une double bataille : soutenir les personnes qui, abandonnées par l’État, font appel à eux, tout en essayant d’assurer leur propre survie. « C’est impossible de répondre à l’augmentation des demandes que nous recevons – un nombre de personnes en augmentation avec des besoins de plus en plus complexes – tout ça avec de moins en moins de moyens. La situation de sous-financement des organismes communautaires autonomes est tout simplement intenable », précise Martin Bécotte, directeur de la Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie et membre du conseil d’administration du RQ-ACA, en tant que délégué du Réseau québécois des OSBL d’habitation. M. Bécotte poursuit : « Le gouvernement s’est engagé à assurer un financement adéquat des groupes communautaires, en plus de garantir une certaine justice sociale : on est loin du compte! » 

Les participantEs à la Commission populaire pour l’ACA ont aussi indiqué que ni la lettre, ni l’esprit de la Politique gouvernementale en matière d’action communautaire, adoptée en 2001, ne sont respectés. M. Bécotte soutient que « le gouvernement voit les groupes communautaires comme une extension des services publics. Or, ils font les choses autrement : les groupes communautaires s’inscrivent dans une perspective de transformation sociale et de participation citoyenne large. On ne parle pas juste d’organismes de services, mais de générateurs de citoyenneté et de vie démocratique ».

« Ce rapport témoigne des grandes difficultés que vivent les organismes communautaires dans leur travail quotidien et des répercussions qu’elles ont sur celles et ceux qui s’y rendent. Mais il parle aussi de la richesse de l’expérience terrain développée au cours des années et de l’énergie déployée pour y arriver», conclut Alexandra Pierre de la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles.

Les membres du RQ-ACA iront porter le rapport Les organismes d’action communautaire autonome : entre engagement et épuisement, à l’Assemblée nationale à la fin novembre. Ils participeront également aux actions de grève et de fermeture des 7-8-9 novembre prochains, organisées par la Campagne Engagez-vous pour le communautaire.

[1] Madame Raymonde Saint-Germain, protectrice du citoyen, citée dans «L’austérité a fait mal», de Simon Boivin, Le Soleil, le 29 septembre 2016.

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Renseignements ou demandes d’entrevues :

Katherine Macnaughton-Osler, agente de communications
Téléphone : 514-845-6386 – cellulaire : 514-967-7246 | email hidden; JavaScript is required


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Lancement du WikiACA : l’encyclopédie de l’action communautaire autonome

Ce communiqué fait suite à l’invitation

à participer au lancement du WikiACA

Montréal, 26 octobre 2016 ‑ La Coalition des organismes communautaires autonomes de formation (COCAF) a procédé au lancement officiel du WikiACA (www.wikiaca.org), une encyclopédie collaborative dédiée à l’action communautaire autonome.

Cet évènement qui s’inscrit dans le cadre de la Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome a permis aux groupes communautaires et aux médias présents de découvrir cette toute nouvelle plateforme qui vise à rassembler à un seul et même endroit l’ensemble de l’information sur l’action communautaire autonome.

Pierre Valois, président de la COCAF, a d’ailleurs souligné l’apport du WikiACA par rapport à la formation des personnes qui travaillent et s’impliquent auprès des organismes communautaires : « Le WikiACA va être une ressource de formation particulièrement utile pour les personnes qui commencent dans nos organisations; que ce soient des travailleurs/des travailleuses, des membres du conseil d’administration ou des bénévoles, il est important qu’elles comprennent c’est quoi l’action communautaire autonome, ses structures, son approche, ses valeurs. »

Le mouvement communautaire n’est toutefois pas le seul secteur à être susceptible à profiter des informations que l’on retrouve sur le WikiACA. La fonction publique pourrait également y voir une utilité en tant qu’outil de formation. Comme l’explique M. Valois, «les fonctionnaires qui travaillent avec les organismes communautaires connaissent très bien les programmes qu’ils administrent, mais on se dit qu’un outil comme WikiACA peut les aider à mieux comprendre les groupes avec qui ils travaillent et qu’en fin de compte ça va peut-être aider à faire en sorte que les programmes avec lesquels on doit composer vont être mieux adaptés à la réalité de l’action communautaire autonome. »

Au-delà de la formation, le WikiACA contribue à mettre en valeur l’action communautaire autonome. C’est d’ailleurs ce qui a convaincu le Réseau québécois de l’action communautaire autonome de s’impliquer dans le projet. Céline Métivier, qui est agente de recherche au RQ-ACA, croit d’ailleurs que «le WikiACA va contribuer à faire connaître le travail des organismes et à sensibiliser la population par rapport aux enjeux auxquels ils ont à faire face.»

Le WikiACA est une plateforme collaborative qui permet aux utilisateurs et aux utilisatrices de contribuer au contenu de l’encyclopédie virtuelle. Ainsi, les organismes communautaires peuvent créer un article afin d’y présenter leurs missions, leurs actions, leurs histoires, leurs réussites, etc. Comme l’explique Steven Hill, du Centre de formation communautaire de la Mauricie (organisme mandaté par la COCAF pour coordonner le projet) : « On souhaite que le lancement du WikiACA soit le début d’une discussion collective sur l’action communautaire autonome son action, son histoire, ses enjeux. C’est l’occasion de jeter la lumière sur une réalité qui est méconnue de la population et qui est mal couverte par les grands outils d’informations qu’on retrouve sur Internet, comme Wikipédia par exemple. »

Ainsi, au début du mois d’octobre, on lance la campagne « As-tu ta page WikiACA? » qui invite les organismes communautaires à créer leur page sur la plateforme. Selon Steven Hill, la réponse a été bonne, et ce, malgré le manque de ressources des organismes.

WikiACA a accueilli près de 500 visiteurs depuis le 1er octobre. De ceux-ci, une centaine se sont dotés d’un compte qui leur permet de contribuer au contenu de l’encyclopédie. Présentement, le WikiACA compte une soixantaine d’articles, dont un article sur l’action communautaire autonome et 16 portraits sectoriels.

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Source:   Steven Hill, du Centre de formation communautaire de la Mauricie,

Mandataire du projet et administrateur du WikiACA

Téléphone : 819-379-8054

Courriel : email hidden; JavaScript is required

Site Internet : http://www.wikiaca.org

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Le RQ-ACA invite à participer à la Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome, « L’action communautaire autonome, c’est toi, c’est moi, c’est nous! », 23-29 octobre 2016

Montréal, le 23 octobre 2016 – Le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), est fier de souligner la Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome (SNV-ACA) qui commence aujourd’hui et se déroulera jusqu’au 29 octobre, sous le thème « L’action communautaire autonome, c’est toi, c’est moi, c’est nous! ».

La SNV-ACA met en valeur le travail et les pratiques des plus de 4 000 organismes d’action communautaire autonome (ACA) à travers le Québec, qui interviennent auprès des personnes aînées, des personnes vivant avec une limitation fonctionnelle ou aux prises avec un défi de santé mentale, des femmes violentées, des collectivités locales et bien plus encore. Que ce soit un organisme communautaire Famille, un comité de solidarité internationale, une maison de jeunes, un centre d’écologie ou autre, les organismes d’ACA jouent un rôle incontournable dans la société québécoise. Ces organismes offrent des services à la population, mais aussi, ils défendent les droits des personnes et des communautés, dans le but de contribuer au développement et à la justice sociale.

Porteur principal de la SNV-ACA, le RQ-ACA a l’honneur de compter encore cette année sur la contribution de la comédienne Marilyn Bastien, qui agira à titre de porte-parole pour la SNV-ACA 2016. Après avoir étudié à l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe, Marilyn Bastien fonde le Théâtre du Lys bleu, une compagnie à vocation sociale qui, à chaque production, verse une partie des profits à un organisme en lien avec le sujet traité dans la pièce de théâtre. La jeune comédienne a toujours cru à un art engagé et solidaire de sa communauté. C’est pourquoi il lui fait plaisir de s’associer à la Semaine nationale de visibilité de l’ACA.

« Les organismes d’ACA sont une ressource précieuse, encore plus dans un contexte où ils sont très sollicités par la population. Il faut voir tout ce qu’ils font, tout ce que ces organismes apportent de beau et de bon au Québec! Et ce en dépit d’un sous-financement chronique », affirme Mme Bastien.

L’action communautaire autonome touche tout le monde, partout au Québec. Le RQ-ACA invite la population et les organismes d’ACA à participer aux activités de la Semaine, entre le 23 et le 29 octobre et célébrer le fait que «  L’action communautaire autonome, c’est toi, c’est moi, c’est nous! ».

Site web de la SNV-ACA : snvaca.rq-aca.org

Médias sociaux : Facebook / Twitter

Mot-clic : #SNVACA

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Interlocuteur privilégié du gouvernement en matière d’action communautaire autonome, le RQ-ACA représente 56 regroupements et organismes nationaux, et rejoint plus de 4 000 organismes d’ACA à travers le Québec, qui interviennent sur une multitude de problématiques en vue d’une plus grande justice sociale. www.rq-aca.org

Pour information : Katherine Macnaughton-Osler, agente de communications – 514-967-7246 – email hidden; JavaScript is required

Pour télécharger ce communiqué :

 

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Groupes d’ACA, joignez-vous à nous! Lancement de la SNV-ACA 2016, le 24 octobre

« L’action communautaire autonome, c’est toi, c’est moi, c’est nous! »

La Semaine nationale de visibilité de l’action communautaire autonome (SNV-ACA) sera lancée le lundi 24 octobre prochain, à 10h, au restaurant Robin des bois, à Montréal. Joignez-vous à nous!

Au menu du lancement :

  • Le nouveau visuel de la SNV-ACA
  • Des témoignages de groupes d’ACA
  • La programmation de la SNV-ACA
  • Des mots de la porte-parole de la SNV-ACA, Marilyn Bastien et de la présidente du RQ-ACA, Claudelle Cyr
  • Des bons coups de groupes d’ACA
  • Un léger goûter

Vous souhaitez être des nôtres? Faites-le savoir en envoyant un courriel à email hidden; JavaScript is required.

INFORMATIONS :

Date : Lundi 24 octobre 2016

Heure : 10h à 11h30

LieuRestaurant Robin des bois, 4653 Boulevard St Laurent, Montréal

 

« L’action communautaire autonome, c’est toi, c’est moi, c’est nous! »
snvaca.rq-aca.org
#SNVACA

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